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Prévention des risques professionnels, hygiène alimentaire et QVCT : audit, conseil, formation et accompagnement pour le médico-social

Prévention des risques professionnels, document unique, qualité de vie et des conditions de travail, hygiène et sécurité des équipes en établissement.

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Poste de lavage des mains en inox dans une pièce claire, avec distributeurs de savon et d'essuie-mains dont un cache prune

Sur les catégories de ce domaine, nous intervenons en audit et diagnostic, conseil, accompagnement et coaching, animation et facilitation, évaluation et audit blanc et formation. La formation est l'une de ces prestations, pas la seule : chaque page de catégorie détaille les prestations ouvertes, leur format, leur charge indicative et leur livrable.

Dans le secteur social et médico-social, la prévention des risques professionnels est d'abord une obligation de l'employeur. Les équipes manutentionnent, circulent entre les domiciles, manipulent des produits et des déchets, travaillent de nuit, font face à des situations éprouvantes et préparent chaque jour des repas pour des personnes fragiles. Le document unique d'évaluation des risques, la démarche de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), le plan de maîtrise sanitaire de la cuisine et la sécurité incendie relèvent de la direction, qui en répond devant le CSE (comité social et économique), l'inspection du travail, la Carsat et les services de contrôle sanitaire.

Ce domaine s'adresse aux directeurs d'établissement et de service, aux directeurs généraux d'associations gestionnaires, aux responsables des ressources humaines, aux préventeurs, aux membres du CSE et de sa commission santé, sécurité et conditions de travail, aux responsables des services techniques et de la restauration collective. Nous intervenons sur l'organisation : audit du document unique et des pratiques d'hygiène, conseil pour structurer la prévention ou la démarche QVCT, accompagnement des référents sur site, animation de causeries sécurité, d'exercices et d'ateliers, évaluation des acquis par des mises en situation. Nous n'intervenons ni dans le soin, ni dans l'accompagnement des personnes.

Plusieurs thèmes relèvent de dispositifs réglementés dont nous ne sommes pas titulaires : le certificat de sauveteur secouriste du travail, la formation Prap 2S, la formation de 14 heures à l'hygiène alimentaire de la restauration commerciale, le CACES (certificat d'aptitude à la conduite en sécurité), les diplômes SSIAP (service de sécurité incendie et d'assistance à personnes). Nous préparons, nous organisons, nous accompagnons, et nous ne délivrons ni certificat ni habilitation. Notre travail ne vaut ni avis de l'inspection du travail, ni contrôle sanitaire, ni attestation. La formation des équipes n'est qu'un moyen d'action parmi d'autres, et les décisions restent celles de la direction.

Où ce domaine intervient dans la vie d'un établissement

  1. 01Gouvernance
  2. 02Accompagnement
  3. 03Qualité et risques
  4. 04Ressources
  5. 05Systèmes d'information
Ce domaine intervient surtout aux phases suivantes : qualité et risques et ressources.

23Catégories

Les 23 catégories du domaine prévention des risques professionnels, hygiène alimentaire et QVCT

Chaque catégorie s'ouvre à tout ou partie des 6 types de prestation du domaine, signalés sous son titre, avec une page détaillée par prestation. La phrase sous chaque titre reprend le premier objectif de la catégorie.

Poste de lavage des mains en inox dans une pièce claire, avec distributeurs de savon et d'essuie-mains dont un cache prune

430 prestations détaillées dans ce domaine

23 catégories, 6 types de prestation. Chaque fiche donne son déroulé, ses livrables, sa charge indicative et son délai de démarrage, pour que vous compariez avant même le premier échange.

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  • 6 types ouverts

Cadre réglementaire de la prévention des risques professionnels

L'obligation de l'employeur et les principes de prévention

L'article L. 4121-1 du code du travail impose à l'employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d'information et de formation, et la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. Elles doivent être adaptées à l'évolution des circonstances. La loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail a précisé ces obligations et renforcé le rôle du document unique.

Pour une association gestionnaire ou un établissement privé, la responsabilité est celle du chef d'établissement ou de son délégataire. Les structures publiques (CCAS, CIAS, établissements publics) relèvent de textes propres à la fonction publique : pour elles, notre site Secteur public (secteur-public.optedif.fr) est le bon point d'entrée.

Le document unique d'évaluation des risques professionnels

Le document unique répertorie les risques auxquels sont exposés les travailleurs, par unité de travail. Selon l'article R. 4121-2, il est mis à jour au moins chaque année dans les entreprises d'au moins onze salariés, ainsi que lors de tout aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail et dès qu'une information nouvelle sur un risque est recueillie. À partir de cinquante salariés, l'évaluation débouche sur un programme annuel de prévention ; en dessous, sur une liste d'actions consignée dans le document (article L. 4121-3-1).

Chaque version est conservée pendant quarante ans et tenue à disposition des travailleurs, du CSE, du service de prévention et de santé au travail et des agents de contrôle (R. 4121-4). La loi prévoit aussi un dépôt sur un portail numérique ; tant que cette obligation n'est pas entrée en vigueur, la conservation se fait dans l'entreprise, sur papier ou sous forme numérique. L'absence de document unique ou de mise à jour est sanctionnée pénalement.

Les acteurs : CSE, CSSCT, salarié compétent, services de prévention

Dans les structures d'au moins onze salariés, le CSE contribue à promouvoir la santé, la sécurité et l'amélioration des conditions de travail, enquête sur les accidents et les maladies professionnelles et exerce le droit d'alerte (L. 2312-5). Une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) est obligatoire à partir de 300 salariés (L. 2315-36). Les élus bénéficient d'une formation de cinq jours à leur premier mandat, de trois jours au renouvellement, financée par l'employeur (L. 2315-18).

L'employeur désigne en outre un ou plusieurs salariés compétents pour s'occuper de la prévention, et peut recourir à des intervenants en prévention des risques professionnels, après avis du CSE (L. 4644-1). Autour de lui se trouvent le service de prévention et de santé au travail, la Carsat, l'INRS, l'Anact et l'inspection du travail.

Risques psychosociaux et qualité de vie et des conditions de travail

Les risques psychosociaux dans le document unique

Les risques psychosociaux (RPS) ne font pas l'objet d'un texte propre : ils relèvent de l'obligation de protéger la santé mentale (L. 4121-1) et doivent figurer dans le document unique, comme les autres risques. Le rapport du collège d'expertise présidé par Michel Gollac, remis en 2011, les décrit selon six dimensions : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité de la situation de travail. Le harcèlement moral et sexuel est interdit par le code du travail, et l'employeur doit prévenir ces agissements ; une entreprise d'au moins 250 salariés désigne un référent contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes (L. 1153-5-1).

Dans le secteur, ces facteurs peuvent tenir à l'organisation : plannings et astreintes, remplacements non pourvus, exigences émotionnelles, tensions entre valeurs professionnelles et contraintes de gestion. L'approche utile est collective et organisationnelle, appuyée sur des données de l'établissement, jamais sur le diagnostic d'une personne.

La QVCT et l'accord national interprofessionnel de 2020

L'accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020 pour une prévention renforcée et une offre renouvelée en matière de santé au travail et de conditions de travail a conduit à parler de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). La loi du 2 août 2021 l'a transposé. Dans les entreprises où existent des sections syndicales, l'employeur engage au moins tous les quatre ans une négociation sur l'égalité professionnelle et la QVCT (L. 2242-1), dont les thèmes possibles sont énumérés à l'article L. 2242-17 : équilibre des temps de vie, droit d'expression, déconnexion, maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés, mobilité domicile-travail.

L'Anact propose des repères de méthode pour une démarche participative : état des lieux, expression des équipes, actions testées puis évaluées. La QVCT n'est pas une série d'animations de bien-être : elle porte sur le contenu du travail, l'organisation et les relations professionnelles.

Épuisement professionnel : prévention et limites

La prévention de l'épuisement professionnel (burnout, bore-out) se traite d'abord par l'organisation : charge de travail, marges de manœuvre, soutien de l'encadrement, reconnaissance. L'employeur peut s'appuyer sur la médecine du travail et sur le service de prévention et de santé au travail, qui connaissent la situation des personnes. Notre rôle se limite au cadre collectif : analyse d'indicateurs d'établissement, sensibilisation de l'encadrement, plan d'actions. Nous ne posons aucun diagnostic de burnout, nous n'assurons aucune prise en charge psychologique et nous ne conduisons aucune thérapie : ces actes relèvent de professionnels de santé et de psychologues.

Risques de terrain en établissement et en service

Ergonomie, manutention et gestes et postures

Les troubles musculosquelettiques sont un risque à évaluer avec soin dans les métiers de l'hébergement et du domicile. L'employeur doit d'abord chercher à éviter la manutention manuelle de charges, puis informer et former les travailleurs concernés ; la formation doit être adéquate et essentiellement pratique (R. 4541-8). L'ergonomie traite l'adaptation du travail à la personne : aménagement des postes, choix des matériels, organisation des tâches, y compris sur les postes de cuisine, de lingerie et de bureau.

Une formation de gestes et postures non certifiante peut répondre à l'obligation de former. Le dispositif Prap 2S et son certificat relèvent en revanche de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) et du réseau de prévention, par des organismes habilités ; Optédif n'est pas habilité. Nous ne définissons ni technique de soin ni protocole de mobilisation des personnes accompagnées.

Risque biologique

Les agents biologiques exposent les équipes aux infections : contact avec des liquides biologiques, linge souillé, déchets, piqûres. L'employeur détermine la nature, la durée et les conditions de l'exposition (R. 4423-1) et en tient compte dans le document unique. Pour les travailleurs en contact avec des objets perforants dans les établissements et services concernés, l'article R. 4424-11 renvoie à l'arrêté du 10 juillet 2013, qui fixe des mesures de prévention, d'information et de formation.

Notre périmètre est organisationnel : cartographie des expositions, circuits du linge et des déchets, répartition des rôles entre direction, service de prévention et de santé au travail et référent hygiène. Les protocoles de soins et les consignes cliniques relèvent des professionnels de santé.

Incendie et évacuation

Le code du travail impose des consignes de sécurité incendie, des essais de matériel et des exercices au moins tous les six mois, dont les dates et observations sont consignées dans un registre (R. 4227-39). Les établissements accueillant des personnes âgées ou handicapées sont aussi des établissements recevant du public, soumis au règlement de sécurité incendie (type J), dont la direction répond. Les diplômes SSIAP sont délivrés par des centres agréés par le préfet : Optédif n'en est pas un. Nous aidons à organiser le registre, la formation de l'ensemble du personnel et la préparation et le débriefing des exercices.

Hygiène alimentaire en restauration collective

Le cadre européen et le plan de maîtrise sanitaire

Les cuisines d'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), d'IME (institut médico-éducatif), de MECS (maison d'enfants à caractère social) ou de crèches relèvent du règlement (CE) n° 852/2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires, qui impose les bonnes pratiques d'hygiène et une démarche fondée sur les principes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point, analyse des dangers et maîtrise des points critiques), formalisées dans un plan de maîtrise sanitaire : locaux, températures, nettoyage, traçabilité, gestion des non-conformités. Les contrôles sont assurés par les services de l'État chargés de la protection des populations. En cas de toxi-infection alimentaire collective, la déclaration à l'ARS (agence régionale de santé) et à la DDPP (direction départementale de la protection des populations) est obligatoire pour le responsable de l'établissement, comme le rappelle Santé publique France.

Formation du personnel : ne pas confondre les régimes

La formation de 14 heures prévue par l'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime concerne la restauration commerciale et ne peut être dispensée que par un organisme autorisé par la DRAAF (direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) ; l'intitulé « HACCP » ne lui est plus applicable. La page du ministère de l'Agriculture rappelle qu'en dehors de ce cas, le règlement 852/2004 demande que le personnel reçoive des instructions ou une formation adaptées à son activité, que l'entreprise peut assurer elle-même. Optédif n'est pas dans la liste des organismes autorisés et ne délivre aucune attestation réglementaire. Un ESAT (établissement et service d'aide par le travail) qui exploite un restaurant ouvert au public relève de la restauration commerciale : ce point est à vérifier auprès de la DRAAF.

Secours, déplacements et entreprises extérieures

Sauveteurs secouristes du travail

L'article R. 4224-15 impose la présence de secouristes formés dans les ateliers où s'effectuent des travaux dangereux et sur certains chantiers. Le certificat de sauveteur secouriste du travail relève du dispositif de l'INRS et du réseau de prévention : seuls les organismes habilités, avec des formateurs certifiés, peuvent le délivrer. Optédif n'est pas habilité INRS. Nous vous aidons à recenser les besoins, à établir le planning et à suivre les dates de recyclage auprès de l'organisme habilité que vous choisissez. Le programme Premiers secours en santé mentale relève, lui, de l'association PSSM France.

Risque routier professionnel

Le risque routier concerne les intervenants à domicile, les services de transport adapté, les équipes qui se déplacent entre sites. Il entre dans le document unique comme les autres risques. Nous aidons à cartographier les déplacements, à fixer des règles d'organisation (planning, durées de trajet, véhicules) et à sensibiliser les équipes. Le CACES est délivré par des organismes testeurs et l'autorisation de conduite par l'employeur : nous ne délivrons ni l'un ni l'autre, et notre action ne remplace pas une formation à la conduite.

Entreprises extérieures et plan de prévention

Lorsque des entreprises extérieures (maintenance, restauration externalisée, nettoyage) interviennent dans l'établissement, une inspection commune et un plan de prévention écrit sont requis pour au moins 400 heures de travail prévisibles sur douze mois ou pour des travaux dangereux listés par arrêté (R. 4512-7). Nous aidons à élaborer la trame, à répartir les rôles et à organiser les échanges avec les prestataires.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

Ce que nous faisons

Nous auditons le document unique et les pratiques d'hygiène, conseillons sur l'organisation de la prévention et sur une démarche QVCT, accompagnons les référents sur site, animons des causeries sécurité, des ateliers et des débriefings d'exercices, et évaluons les acquis par observation. Nos livrables sont des rapports, des trames, des plans d'actions et des outils de suivi, présentables au CSE ou lors d'un contrôle. Nos actions de formation sont certifiées Qualiopi ; cette certification ne couvre pas le conseil.

Ce que nous ne faisons pas

Nous ne délivrons aucun certificat de sauveteur secouriste du travail, de Prap 2S, de CACES ni de SSIAP, aucune habilitation et aucune attestation d'hygiène alimentaire. Nous ne sommes ni intervenant en prévention des risques professionnels, ni médecin du travail, ni organisme de contrôle, et nous ne rédigeons pas d'avis de droit. Nous n'intervenons ni dans le soin ni dans l'accompagnement des personnes, et nous ne mettons aucun personnel à disposition de vos équipes. L'employeur garde la responsabilité de l'évaluation des risques et de ses décisions. Pour les établissements de santé, consultez notre site Santé et hôpitaux (sante-hopitaux.optedif.fr).

Catégories liées dans d'autres domaines

Un projet dans le domaine prévention des risques professionnels, hygiène alimentaire et QVCT touche rarement un seul métier. Ces catégories d'autres domaines reviennent souvent dans les mêmes demandes : elles se combinent avec celles de cette page dans une même prestation ou dans un même plan de formation.

Domaines voisins

Les catégories de ce domaine se combinent souvent avec celles des autres domaines du catalogue. Lorsqu'une formation mène à une licence, à un agrément ou à une certification, nous vous orientons vers un organisme agréé ou habilité et nous intervenons en amont ou en aval, en audit, en conseil ou en réalisation de livrables.

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